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Pascal Girault

Mardi 5 septembre 2006






Historique:



Le château est édifié dans le lit du Cher, sur les piles d'un moulin fortifié et du château fort racheté à la famille des Marques. Celui-ci fut rasé, à l'exception du donjon (la tour des Marques, qui sera adaptée au style renaissance) et du puits qui le jouxte. Le corps de logis carré qui constitue le château originel fut construit entre 1513 et 1521 par Thomas Bohier. Lui-même étant occupé par la guerre, c'est surtout sa femme, Catherine Briçonnet, qui diriga les travaux. Bohier était receveur des finances puis Intendant Général des Finances de Charles VII, Louis XII, puis de François 1er et avait pour devise : S'il vient à point m'en souviendra.

À la mort de Thomas Bohier, un audit des finances mit en évidence des malversations, ce qui permit à François 1er d'imposer une forte amende à ses descendants et de récuperer le domaine et le château (1535). Il sera offert par Henri II à sa célèbre favorite Diane de Poitiers, Duchesse de Valentinois. Elle fit aménager sur la rive droite du Cher, par Pacello da Mercoliano , le jardin qui porte encore son nom ; elle confia par ailleurs à son architecte ordinaire, Philiber de l'Orme, le soin de construire un pont reliant le château de Bohier à la rive gauche de la rivière afin d'y implanter de nouveaux jardins. Ce pont faisait partie des plans originels de Thomas Bohier.

À la disparition de Henri II , mortellement blessé lors d'un tournoi en 1559  par le capitaine de sa garde écossaise Gabriel 1er de Montgomery, Catherine de Médicis, devenue Régente, contraignit Diane de Poitiers, sa rivale dans le cœur du roi, à restituer Chenonceau à la Couronne.
En tant que Reine mère, après les accessions successives au trône de ses fils, François II, Charles IXet Henri III, Catherine de Médicis fit édifier sur le Pont de Diane la splendide galerie, achevant ainsi de donner à Chenonceau le style que l'on admire aujourd'hui.

L'histoire du château est marquée par les femmes qui en furent les propriétaires et les batisseuses. Parmi elles, Louise de Lorraine
épouse de Henri III  dont la chambre, au second étage, porte le deuil de son mari, assassiné en 1589. Une pièce est dédiée aux filles et belles-filles de Catherine de Médicis, La chambre des cinq Reines  (Marie Stuart, Marie de Médicis, Louise de Lorraine, Elisabeth d'Autriche, et Elisabeth de France).

Au lendemain des fastes royaux de la Renaissance, Chenonceau retourna dans le domaine privé au fil de successions multiples et de mutations diverses.
Claude Dupin, fermier général, acheta le château en 1733  au duc de Bourbon. Sa seconde femme, Louise Dupin , y tint salon et y reçut notamment Voltaire, Fontenelle, Marivaux, Montesquieu, Buffon et Rousseau 
. C'est à Louise Dupin que l'on attribue la différence d'orthographe entre le nom de la ville (Chenonceaux) et celui du château (Chenonceau). Propriétaire du château pendant la Révolution française  et grande amie des villageois de Chenonceaux, elle voulut faire un geste pour différencier la Royauté, dont le château était un symbole fort, de la république. Elle aurait ainsi changé l'orthographe de Chenonceaux en supprimant le « x » final. Bien qu'aucune source n'ait véritablement confirmé ce fait, l'orthographe Chenonceau est aujourd'hui majoritairement acceptée pour désigner le château.

Le bâtiment resta dans la famille Dupin jusqu'en 1864 date de son rachat par Marguerite Pelouze.

Entré dans le patrimoine d' Henri Menier qui en fit l'acquisition en 1913, le château demeure aujourd'hui la propriété de ses descendants et reste accessible à la visite.

Il servit pendant la Première Guerre mondiale  d'hôpital pour les blessés du front. Durant la Seconde Guerre mondiale, il se retrouve a cheval sur la ligne de démarcation 
avec un côté en zone occupée  et l'autre en zone libre. En 1944 une bombe tomba à proximité de la chapelle et détruisit les vitraux d'origine, remplacés ensuite par Max Ingrand.
















































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par pascal girault publié dans : photo
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